mercredi 19 avril 2017

Introduction


Quelques démarches déjà faites:
- 2 billets d'avion Québec-Toronto et Toronto-Tokyo (aéroport de Haneda) par Air Canada et le retour par la même route;
- 2 Japan Rail Pass 14 jours (usage illimité du train, y compris la plupart des shinkansen - TGV japonais);
- Location d'un « pocket wi-fi » pour la durée du séjour;
- Réservation des hôtels à Hiroshima, Kanazawa, Kyoto et Tokyo pour la première nuit par Booking.com et à Tokyo par le groupe Ascott (chaîne Citadines);
- Téléchargement de diverses applications sur nos tablettes, téléphone et portable comme celle du métro de Tokyo, celle de Booking.com avec cartes des villes, 2 traducteurs français-japonais et anglais-japonais, cartes numériques, etc.

Notes:
- Pour ceux qui souhaitent se rendre au Japon en arrivant à Tokyo, il est important de savoir que la ville dispose de 2 aéroports internationaux: Narita au nord-est (à environ 65 km de la ville) et Haneda au sud-est (à 25 km de la ville), un aéroport consacré jusqu'à tout récemment aux vols intérieurs mais en plein développement - construction d'un terminal international; Haneda est donc beaucoup plus proche et dispose d'un monorail qui mène directement au centre-ville en moins de 20 min.
Air Canada offre des vols à destination des 2 aéroports;
- Pour ceux qui veulent être branchés (c'est notre cas), le pocket wi-fi est très utile et permet d'avoir accès à Internet à peu près partout (trains, parcs, sur la rue, etc.). Le Japon est l'un des rares pays à offrir un tel service quoique certains pays ont commencé à imiter le Japon.

Des sites internet fort utiles:
- Japan-guide.com: une agence de voyage qui existe sur le Web depuis 1996. On y trouve une foule d'informations et des évaluations (provenant de l'avis de visiteurs) de divers attraits, quartiers, temples, etc. des principales villes du Japon; 

- www.vivrelejapon.com: agence de voyage spécialisée sur le Japon. Créée par un Français il y a 35 ans; le siège social est à Paris  mais il existe des antennes dans différentes grandes villes dont Berlin, Londres et Los Angeles. On peut s'y procurer toutes sortes de produits et services dont le Japan Rail Pass, un pocket wi-fi, des portefeuilles virtuels comme la carte Pasmo, etc.; cette agence est particulièrement efficace et fort bien cotée par ses usagers;

- Hyperdia.com: tous les tarifs et les horaires de train au Japon pour toutes les compagnies opérant dans l'archipel et cela plusieurs mois à l'avance; ce service est offert par Hitachi;

- www.kanpai.fr: guide de voyage spécialisé sur le Japon et la culture japonaise; très pertinent et instructif;

Des guides indispensables:
- Cartoville Tokyo, Paris, Guides Gallimard, 4e édition, mars 2016.
- Le Guide Routard: Tokyo, Kyoto et environs 2016, Paris, Éditions Hachette, octobre      2015, 431 pages.
- Japon, Le Guide Vert, Paris, Éditions Michelin, avril 2015, 719 pages.
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Quelques éléments de la géographie du Japon:
Rien de mieux que des cartes pour bien comprendre la situation géographique d'un pays. En voici deux pour bien localiser le Japon.
L'archipel nippon mesure 3300 km de long. Il s'étale de la Russie au nord à Taiwan au sud (du 44e au 26e degré Nord). Il se situe à l'ouest du Pacifique.
Il est composé d'environ 3 400 îles de 100 mètres carrés et plus dont 430 sont habitées. Les 4 îles principales sont du nord au sud: Hokkaido, Honshu (la plus grande), Shikoku et Kyushu et elles forment plus de 95% du territoire. Les montagnes occupent 63% du pays; le mont Fuji est le plus haut sommet avec 3 776 mètres.
La côte occidentale du Japon est à moins de 130 km de la Corée du Sud.
Il est difficile d'aborder le Japon sans faire état de sa sismicité. Environ 20% des tremblements de terre qui se produisent sur la terre à chaque année ont lieu au Japon.






Un peu d'histoire
L'organisation politique de l'archipel, notamment le titre d'empereur ou mikado, remonterait au VIIᵉ s. avant J.C. (en - 660 précisément). Il s'agit de la lignée monarchique la plus longue dans l'histoire du monde. 
Le plus souvent, on fait référence à l'histoire du Japon en désignant des périodes sous diverses appellations. Les plus marquantes sont les suivantes:

La période Yamato (300 à 710 après J.C.): 
Surtout marquée par les guerres entre différents clans (les grandes familles nobles). C'est au cours de cette période que la religion bouddhiste est introduite au Japon, venant d'abord de la Corée puis de Chine. À cette époque, il existait au Japon, une religion indigène, le shintoïsme, qui était un mélange d'animisme et de chamanisme. Le concept majeur du shintoïsme est le caractère sacrée de la nature. Le terme shintô est apparu pour différencier cette vieille religion du bouddhisme nouvellement 
« importé »;

La période Nara (710 à 794): 
En 710, naissance de la ville de Nara (environ 75 à 80 km au sud de Kyoto) qui devient la nouvelle capitale de l'État. La ville est aussi le « foyer » de plusieurs sectes bouddhistes. Elle restera la capitale jusqu'en 794.
C'est à la fin de cette période qu'apparaissent les premiers guerriers professionnels du Japon, à l'origine des samouraïs; 

La période Heian (794 à 1185):  
Kyoto devient la capitale du Japon; elle le restera jusqu'en 1868. La création de la nouvelle capitale marque le début d'une période de faste artistique et intellectuel. À partir de 1068, les grandes familles nobles se font la guerre. Les Minamoto évinceront successivement les Fugiwara et les Taira et règneront sur le Japon jusqu'en 1333. 


Vers le milieu du XIIᵉ  siècle, on voit apparaître les premiers samouraïs qui seront très actifs dans les guerres civiles qui ont cours. En effet, les petits fermiers se plaçaient sous la protection de puissantes familles de propriétaires terriens qui recrutaient des armées privées constituées de guerriers professionnels.

La période Kamakura (1185 à 1333): 
En 1192, les Minamoto établissent leur « bakufu » (siège militaire) à Kamakura (située à 50 km au sud-ouest de Tokyo) et c'est un membre de cette famille qui deviendra le premier véritable shogun (dictateur militaire). Ce titre sera perpétué jusqu'en 1868.

La période Muromachi (1333 à 1573):
L'empereur tente de reprendre, sans succès, le pouvoir aux militaires. Les shoguns vont poursuivre leur emprise sur le pouvoir mais surviennnent successivement une guerre civile entre deux prétendants au trône impérial, des révoltes paysannes et une guerre de succession. Ces divers événements vont faire perdre peu à peu toute l'autorité des shoguns sur le pays. À la fin de la période, le pays est en proie aux guerres des seigneurs locaux (les Daimyos) qui souhaitent agrandir leur domaine. Durant un siècle, l'anarchie domine.

La période d'Edo (1603 à 1868):
Edo (qui va ultérieurement changer de nom pour Tokyo) est choisi comme capitale par le shogunat des Tokugawa, alors que l'empereur continue à résider à Kyoto. Cette grande famille va régner sur le pays pendant plus de 250 ans. Période relativement stable qui va permettre l'épanouissement des arts et du commerce. 

En 1639, le pays se ferme aux étrangers à l'exception des Chinois et des Hollandais. 
En 1853, les pressions menaçantes du commodore américain Perry conduisent à l'ouverture de certains ports japonais et des traités de commerce sont signés entre le Japon et les États-Unis, l'Angleterre, la Russie et la France.   
À partir de 1864, des troupes fidèles à l'empereur l'emportent sur l'armée du shogun et en janvier 1868, le dernier shogun Tokugawa abdique au profit de l'empereur. 
En 1867, les samouraïs sont privés de leurs droits et ils se révoltent. 

La période Meiji (1868 à 1912):
On assiste à la fin du régime féodal et au retour du pouvoir impérial, l'empereur Mutsuhito assurant ce pouvoir. La capitale Edo prend le nom de Tokyo. Les autorités procèdent à une révision complète des institutions et la modernisation du pays prend place à un rythme accéléré. 
En 1874, les samouraïs sont écrasés par l'armée impériale et leur statut est aboli. Toutefois, les samouraï vont largement contribuer au développement de la société japonaise en devenant cadres dans l'armée et dans la fonction publique, professeurs, chefs d'entreprises, etc.
Malheureusement, cette période marque aussi la montée progresssive du militarisme. En 1894 c'est le début de la guerre sino-japonaise qui permettra au Japon de mettre la main sur Taiwan (Formose à l'époque). En 1905, victoires japonaises en Mandchourie (Chine), en Corée et contre la flotte tsariste (Russie); puis en 1910, le Japon annexe la Corée.  

La période Taishô (1912 à 1926):
Yoshihito succède à son père comme empereur. L'approche relativement belliqueuse se poursuit.
En 1914, lors de la Première Grande Guerre, le Japon se range du côté des Alliés et obtient, au terme du conflit, les possessions allemandes dans la région.   

La période Shôwa (1926 à 1989):
Hirohito succède à son père comme empereur. En 1931, l'armée impériale occupe à nouveau la Mandchourie et en 1933, le Japon quitte la Société des Nations (l'ancêtre de l'ONU). En 1937, le Japon déclare à nouveau la guerre à la Chine et en 1940, il signe un pacte tripartite avec l'Axe (Allemagne nazi et Italie de Mussolini). L'approche agressive du Japon se poursuit avec l'attaque de Pearl Harbor (Hawai'i) en décembre 1941, ce qui va provoquer l'entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre Mondiale.
Les 6 et 9 août 1945, les Américains lâchent 2 bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki et le 15 août, le Japon capitule.


En 1947, le Japon se dote d'une nouvelle constitution sous le contrôle des États-Unis. Le rôle de l'empereur devient uniquement symbolique.
Profitant de la guerre de Corée, le Japon s'industrialise et se reconstruit rapidement pour devenir une puissance mondiale dès la fin des années 1980. 

La période Heisei (1989 à aujourd'hui):
L'empereur Akihito succède à son père et devient le 125ᵉ empereur du Japon.
Au début des années 1990, éclate la bulle spéculative immobilière qui va conduire à une détérioration de la situation économique qui va durer plus de 10 ans.  Le taux de chômage va doubler entre 1992 et 2002. Toutefois, des secteurs comme l'automobile et l'électronique restent très compétitifs et envahissent les marchés étrangers.
Au plan démographique, la population a atteint son maximum vers 2004 et n'a pratiquement pas progressé depuis ce temps.
Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9, suivi d'un tsunami et de l'accident nucléaire de la centrale Fukushima, frappe l'est du Tohoku autour de Sendai (365 km au nord de Tokyo) et provoque la mort de plus de18 000 personnes. 


Le Japon se relève difficilement de ses difficultés économiques. L'une des conséquences est une baisse relative du coût de la vie ce qui, entre autres, rend le pays moins coûteux à visiter.

Principales villes d'où nous rayonnerons:
On s'était fixé comme objectif de réduire le nombre de déplacements avec bagages, tenant compte des inconvénients que cela comporte.
Nous avons donc prévu rayonner à partir de 5 points de chute:

- Tokyo d'abord (une nuit) afin de prendre le shinkansen (TGV japonais) vers Osaka et Hiroshima tôt le lendemain matin;
- Hiroshima (2 nuits): déplacement en tramway et en bateau vers l'île de Miyajima (25 km au sud-       ouest);
- Kanazawa, dans les Alpes japonaises (2 nuits): peu de rayonnement à l'extérieur de la ville;
- Kyoto (7 nuits): déplacements en train vers Nara (45 km au sud) et Himeji (125 km à l'ouest);
- Tokyo (7 nuits): déplacements en train vers Nikko (150 km au nord) et Hakone (85 km au sud-   ouest) pour l'observation du mont Fuji et vivre l'expérience d'un onsen (bain thermal japonais).  

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mardi 18 avril 2017

Préambule


Bonjour à tous,
Francine et moi avons pensé que notre prochain voyage pourrait intéresser certains d'entre vous.  
Après deux séjours en Chine (2009 et 2013) qui nous ont permis de sillonner pendant 45 jours ce merveilleux pays aux forts contrastes, notre engouement pour l'Asie n'a fait que s'accentuer.  Fascinés par cette région du monde, qui a beaucoup à nous apprendre, c'est avec un grand enthousiasme que notre choix s'est arrêté sur le Japon.

Peu de pays ont su jumeler de façon aussi marquée les traces du passé, les traditions et le modernisme le plus «avant-gardiste» qui soit.

Le Japon est un extraordinaire exemple de résilience,de courage et de remise en question. Face à une nature particulièrement hostile (séismes, typhons, tsunamis, etc.) et aux horreurs des destructions de la Seconde guerre mondiale (bombes atomiques de Hiroshima et de Nagasaki, destructions de plusieurs villes dont Tokyo, «mise sous tutelle par les États-Unis», etc.), le pays s'est relevé en moins de 40 ans et atteint maintenant un niveau de développement exceptionnel.
Toutefois, le Japon ne présente pas que des aspects positifs dans son développement. Parmi les pays développés, il fait face à des défis énormes. Entre autres,  le vieillissement accentué de la population, la décroissance démographique, le taux de suicide élevé, la pression énorme sur les jeunes générations, la place très traditionnelle de la femme et les relations souvent tendues avec ses voisins (Chine, Corée du Nord,...) nécessitent des solutions appropriées. La tâche est considérable.






Le « soft power » japonais, cette culture et cette empreinte qui touchent divers savoir-faire, est maintenant exporté à travers le monde. On dit qu'il vient en deuxième place, après celui des États-Unis. Il s'agit entre autres d'art culinaire, de mangas et de films d'animation, de jouets pour enfants ou des dernières trouvailles en électronique de pointe et la liste pourrait  être beaucoup plus longue. Avec les Jeux olympiques de 2020 à Tokyo, le phénomène a toutes les chances de s'accentuer.

Par le biais de ce blog, nous vous ferons part de nos observations et de nos commentaires très personnels, cela va de soi, sur ce pays qui fascine et qui fait l'objet de toutes les curiosités.  On y ajoutera régulièrement un certain nombre de photos.

Au plaisir de lire vos commentaires.

Mata aimashô (À bientôt)


Francine et Jean-Guy





Tokyo, suite et fin et journée à Hakone

Avant de terminer sur Tokyo et le Japon, quelques particularités méritent d'être soulignées. Tout d'abord, ici on conduit à gau...