lundi 29 mai 2017

Tokyo 1ère partie et notre déplacement vers Nikko

Sommes arrivés à Tokyo vers 11h45 mercredi dernier le 24 mai. Toujours le fameux shinkansen, en provenance de Kyoto. Partis à 8h58, sommes arrivés à 11h40 (2h42 pour 512 km et 6 arrêts en cours de route. 
La chambre de notre hôtel, le Citadines Shinjuku, n'était pas prête. On a donc remisé nos bagages et sommes partis visiter le Édo-Tokyo Museum, édifice conçu par l'architecte Kiyonori Kikutake, un architecte japonais qui a certainement voulu faire parler de lui. Le musée date de 1993. Le moins que l'on puisse dire de ce bâtiment est qu'il est spécial. On peut être surpris, étonné, choqué ou même ravi (tous les goûts sont dans la nature).
Toutefois, quel musée. Une fois à l'intérieur on oublie son apparence extérieure. Ce musée est vraiment incontournable si l'on veut connaître l'histoire de Tokyo (dont le nom était Edo entre 1603 et 1868); il est tout simplement génial. Y avons passé 2h30. Certaines présentations sont spectaculaires. L'information transmise est très bien.

Le musée en question: 
















Sommes allés terminer notre journée au Tokyo SkyTree, une merveille de haute technologie. Avec ses 634 m., elle est la plus haute tour de radio-diffusion du monde. Elle ne dispose d'aucun espace de bureaux, ni d'aucun appartement. Elle a été construite entre 2009 et 2012. Construite pour résister aux séismes les plus puissants, elle renferme dans sa structure triangulaire d'acier,  une énorme colonne de béton suspendue comme un pendule. Celle-ci oscille en cas de séisme et amortit toutes les ondes et les vibrations négatives.  Elle comporte 2 plateformes d'observation: une à 350 m. et l'autre à 450 m. Nous nous sommes contentés de celle à 350 m. (plus de 50 $ CAD. pour deux). La vue est spectaculaire. Cependant, une fois de plus, il y avait une foule monstrueuse. Pas facile de prendre des photos à moins de s'imposer un peu et même de jouer du coude.

Quelques photos de cette structure futuriste et des différentes vues: 














Avons passé la matinée du jeudi 25 mai, au temple Senso-ji, le plus ancien de la ville et dans le quartier Asakusa qui cerne le temple. Celui-ci aurait été fondé au 7e siècle. Au cours des années, on a ajouté divers bâtiments de plus en plus prestigieux sur le site. Le dernier temple date de 1692 et fut totalement détruit lors de la Seconde guerre mondiale. Il fut reconstruit à l'identique en 1958.
L'allée qui mène au temple est remplie de boutiques de souvenirs de toutes sortes. Cela donne un petit côté commercial un peu discutable. Ce n'est pas l'idéal, selon notre humble avis.
Alors là, nous n'avons pas de mot pour décrire la foule. Disons que c'était complètement fou.

Le temple Senso-ji et le quartier Asakusa (le bâtiment bizarre à l'avant-dernière photo représente une flamme et un boc à bière, emblème de la brasserie de Philippe Stark - 1989) 



















L'après-midi du 25 mai fut consacré au parc d'Ueno, sorte de plaines d'Abraham, où sont concentrés plusieurs musées dont le musée national de Tokyo qui renferme plus de 110 000 pièces réparties en 5 bâtiments. Il a fallu faire des choix puisque que nous sommes arrivés vers 15h30. Ce fut donc une visite assez rapide mais quand même fort intéressante.

Le parc d'Ueno, le musée de la nature et le musée national de Tokyo (y compris un peu de cuisine de rue et de restos dans le parc): 















Le vendredi 26 mai, nous nous sommes déplacés vers Nikko, à 140 km au nord de Tokyo. Avons pris le shinkansen pour un peu plus de la moitié de la distance et le reste fut fait en train local sur la ligne Utsunomiya - Nikko.  Le temps de parcours a été d'environ 1h45 dû à l'utilisation d'un  train local. En effet, il n'y a pas de ligne shinkansen vers Nikko. Malheureusement,  ce fut la première journée de pluie du voyage. Ça tombait mal mais il est difficile de se plaindre après 2 semainres de beau temps sans interruption. Cela a donné des photos magnifiques comme vous pourrez le constater mais on s'en serait bien passé. En effet, la pluie fut abondante et soutenue. Nous sommes revenus mouillés comme des canards.
Ce vendredi 26 mai était la dernière journée de validation de notre Japan Rail Pass. Il fallait donc en profiter. Nous allions à Nikko pour voir divers temples bouddhistes reconnus pour la beauté et le détail de leur décoration. De plus, le shogunat Togugawa, qui a régné sur le Japon pendant près de 300 ans, est très lié aux temples de Nikko. Par ailleurs, les religions bouddhiste et shintoiste y ont non seulement occupé une place très importante mais se sont côtoyées dans l'harmonie.
Ce fut une journée spéciale mais nous ne regrettons rien malgré les conditions difficiles dans lesquelles  nous avons fait les diverses visites.
Nikko est une petite ville ordinaire mais ses sites sont d'une grande beauté, surtout le sanctuaire Toshogu (shinstoïste, religion autochtone du Japon). Particulièrement impressionnant et d'une grande beauté.

Le temple Toshogu (la somptuosité des lieux y est à souligner):



















Le mausolée Taiyuin était aussi fort intéressant; il s'agit encore du lieu de sépulture de l'un de la famille des Tokugawa, le 3e shogun (1604 - 1651).










Quelle journée arrosée. Nous étions de retour à Tokyo vers 17h30.

Le samedi 27 mai avons passé la matinée autour de la gare de Tokyo, l'une des plus achalandées du monde où s'étale le quartier Marunouchi, très moderne avec ses immeubles aux lignes futuristes et ses grands boulevards. Trois à quatre milles trains y transitent chaque jour. La gare date de 1914. Elle fut détruite lors des bombardements de Tokyo de mai 1945. Elle fut reconstruite en grande partie en 1947 et entièrement restaurée en 2012. Superbe bâtiment. C'est difficile à croire mais il y a 3 autres gares à Tokyo qui sont plus fréquentées qu'elle. Ça donne une idée du traffic ferroviaire ici.

La gare de Tokyo, les alentours et le quartier Marunouchi








Par la suite, ce fut direction le Palais impérial et ses jardins de l'Est. Peu de choses à ajouter si ce n'est que ces jardins sont magnifiques et particulièrement bien entretenus. Les Tokyoïtes affectionnent ce parc - jardin dont l'entrée est gratuite, tout cela gracieuseté de la famille impériale. On vous donne un jeton à l'entrée que vous devez remettre à la sortie.

Quelques bâtiments du complexe du Palais impérial et les jardins de l'Est:












En après-midi sommes allés passer quelques moments à Tsukiji, le plus grand marché aux poissons du monde. 52 000 personnes y travaillent et y circulent chaque jour: manutentionnaires, grossistes, clients, restaurateurs, visiteurs, etc. Une véritable marée humaine. Très impressionnant.
Il a été fondé en 1935. Toutefois, il sera déménagé très prochainement sur une île artificielle dans la baie de Tokyo. Une coexistence difficile avec les quartiers assez denses qui l'entourent et la pression immobilière qu'il subit militent en faveur d'un déplacement.

Le marché aux poissons de Tsukiji:  














En milieu d'après-midi, sommes allés à Ginza, le secteur des grands magasins et des boutiques de luxe: Louis Vuitton, Cartier,  Dior, Yves Saint-Laurent, Prada, et nous en passons. Ce quartier a été construit en 1612, gagné sur des marécages. Dès cette époque, les marchands sont venus s'y installer. Également on y frappait la monnaie d'où le nom « Ginza » (siège de l'argent).
Aujourd'hui, les grandes marques rivalisent pour se donner un « look » unique et cela inclut le bâtiment où elles attendent une clientèle fidèle. En effet, les Japonais sont de grands consommateurs de luxe. Même si depuis le début des années 2000, la bulle immobilière a grandement ralenti l'économie, le niveau de vie ici est relativement élevé.
L'intérêt de venir dans ce quartier le samedi ou le dimanche est que la grande artère principale, Chio-dori, y est piétonne entre 13h00 et 17h30. Encore une fois, il y a un monde fou.
Dans les années 1980, Ginza était le quartier le plus cher du monde. Les grands architectes de ce monde dont Ricardo Bofill (Shiseido), Renzo Piano (Hermès), etc. ont donné libre cours à leur imagination. Ici le terrain vaut 200 000 $ CAD. le mètre carré.  

Le célèbre quartier Ginza








Le robot du magasin Uniqlo (magasin pour les plus petits budgets) qui souhaite la bienvenue aux visiteurs et qui se démarque tout de même avec un aménagement intérieur plus que convenable (les mannequins bougent dans les vitrines).





Un élément particulier de ce quartier: le théâtre Kabuki-za, une forme de théâtre où ne jouent que des hommes (y compris les rôles féminins). Les Japonais sont friands de ce type de théâtre un peu particulier. Inauguré en 1889, il fut détruit par un incendie en 1923 et reconstruit en 1923. Il brûle à nouveau en 1945, à la suite des bombardements et il est reconstruit à nouveau en 1951. En 2010, il fut complètement rasé car il ne respectait pas les normes antisismiques chères aux Japonais. Il fut reconstruit en 2013 et intégré à un nouveau gratte-ciel de 29 étages. Le théâtre occupe les 5 premiers étages. le sous-sol communique avec une station  de métro.





Avons terminé la journée à Akihabara, dans le quartier de l'électronique. C'est un peu fou la quantité de magasins d'électronique qu'il y a ici et le matériel disponible. C'est toutefois un peu décevant. D'une part le quartier est ordinaire même si les fluorescents rehaussent son apparence. D'autres part, il est quasi impossible de se faire expliquer des choses tellement l'anglais n'est pas très répandu ici. Cette dernière remarque s'applique de façon générale. Même les jeunes dans la vingtaine ont de la difficulté à faire 2 phrases en anglais, ce qui compliquent passablement les choses. On est amené à se poser beaucoup de question sur cet aspect du quotidien. Apprennent-ils l'anglais de façon efficace à l'école? On sent le pays très refermé sur lui-même mais les choses devront changer dans leur propre intérêt.
Le quartier Akihabara est aussi devenu le quartier des mangas, ces bandes dessinées que les Japonais ont inventées dans les années 1950. Il y des magasins qui ne vendent que cela.

Akihabara





Notre prochain message sera le dernier, il portera sur Tokyo, suite et fin. On y ajoutera quelques commentaires additionnels sur la vie ici.









Tokyo, suite et fin et journée à Hakone

Avant de terminer sur Tokyo et le Japon, quelques particularités méritent d'être soulignées. Tout d'abord, ici on conduit à gau...