Avant de terminer sur Tokyo et le Japon, quelques particularités méritent d'être soulignées.
Tout d'abord, ici on conduit à gauche de la route, comme au Royaume-Uni, et le conducteur prend place à droite, c'est-à-dire, le contraire de nous. À ce sujet, tous se perdent en explications y compris les experts.
Le Japon n'a jamais été colonisé par aucun autre peuple ? Alors pourquoi la conduite à gauche. Les 2 explications qui reviennent le plus souvent sont les suivantes:
- Dans les années1870 - 1880, le Japon était en plein boom économique et le secteur industriel en effervescence. Au début de l'empire Meiji (1868), l'empereur venant de reprendre le pouvoir politique après près de 300 ans de shogunat, envoya un certain nombre de fonctionnaires au Royaume-Uni pour qu'ils ramènent diverses façons de faire et adopte diverses pratiques européennes. Ces fonctionnaires, constatant certains effets positifs de la conduite à gauche, auraient favorisé cette pratique une fois revenus au Japon;
- Beaucoup d'experts y compris des historiens japonais rejettent cette explication. Pour eux, c'est davantage une question d'hémisphère cérébral. En effet, comme la lecture ici se fait de droite à gauche, il « serait plus facile » de conduire à gauche que le contraire, la lecture des indications routières étant plus naturelle chez les Japonais. À vous de choisir laquelle des explications vous semble la plus plausible.
Concernant la journée de travail, il est difficile de les envier. Les « salarymen », comme on les appelle ici, ont de véritables journées de fous et ici à Tokyo cela est encore plus vrai. On a circulé un peu partout entre 6h30 et 22h00. Les heures de pointe n'en finissent plus. Le soir par exemple, elle débute vers 17h00 - 17h30, pour ralentir vers 19h30. Quant on sait qu'ils demeurent parfois loin en banlieue, ça donne une idée de la lourdeur d'une journée de travail pour plusieurs d'entre eux.
Ici, la notion de transport en commun prend tout son sens. Il y a 2 métros (2 compagnies différentes et près de 300 stations), un petit train circulaire qui fait le tour de la partie centrale de la ville (le Yamanote), 2 monorails (un vers l'aéroport d'Haneda et l'autre vers l'île artificielle d'Odaiba), au moins 4 compagnies de chemin de fer qui font des arrêts locaux et des trains de banlieue dont certaines lignes se rendent jusqu'à près de 90 km du centre-ville. Tout ce réseau est parfaitement intégré et peut être utilisé avec une seule carte de transport que l'on recharge à volonté (Suica - notre choix, Pasmo, etc.). L'usage de ce système monstrueux facilite grandement les déplacements et le coût est basé sur la distance parcourue. Toutefois, on ne peut pas dire que le système est bon marché mais il est d'une très très grande efficacité.
Pour ajouter à cela, il y a 4 gares de train majeures à Tokyo: Tokyo, Shinjuku, Oedo et Shibuya et les 4 gares sont intégrées au métro. En fait, vous pouvez partir de chez vous, prendre le métro le plus proche et ressortir 4h00 plus tard à près de 1000 km de chez vous sans avoir à sortir à l'extérieur. Impressionnant.
Autre aspect intéressant: l'extrême propreté des lieux publics et cela s'applique aux toilettes. En ce qui nous concerne, c"est du jamais vu. On a l'impression qu'il passe un employé tous les 30 minutes ou à l'heure pour nettoyer les lieux. Entre autres choses, il semble y avoir une règle d'or: tout ce qu'il faut pour se laver les mains mais jamais de papier pour les essuyer. On se les sèche au séchoir où elles sèchent toutes seules. Un peu déroutant au début mais on s'habitue (beaucoup de gens se traînent une petite serviette dans leur sac ou leur attaché-case).
Autre remarque. On a souvent dit que les Japonais étaient xénophobes et très repliés sur eux-mêmes (il ne faut pas oublier que ce sont des insulaires). On n'est pas sociologues et nous n'étions pas là pour faire une analyse à ce sujet. Toutefois, beaucoup d'experts contestent cet épithète, notamment Karyn Poupée, l'une des spécialistes du Japon (correspondante de presse qui y a vécu plusieurs années). Nous, tout ce que l'on peut dire c'est que les gens sont faciles de contact et beaucoup viennent vers vous spontanément. Plusieurs ont tenté de nous aider pour trouver notre chemin. Au resto, dans les auberges, les taxis et autres lieux publics, les gens ont le plus souvent le sourire et ils sont d'une grande gentillesse malgré la barrière de la langue.
Ici, comme nous l'avons souligné, le pourboire est pratiquement absent. Il ne fait pas partie des habitudes. Donc, on a la forte impression que cette amabilité et ce sourire sont « désintéressés ». Il est facile d'imaginer que ce serait encore plus évident si l'usage de l'anglais était davantage répandu.
Toutefois, cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas une certaine distance avec les étrangers qui vivent au Japon depuis plusieurs années. En effet, la société japonaise est basée sur une culture collectiviste où il existe, entre les groupes, de fortes distinctions sociales et d'affaires.
Enfin, après presque 3 semaines ici, le respect des autres est sans aucun doute un trait de la personnalité des Japonais et cela est très agréable et rend la vie urbaine passablement plus agréable et plus vivable que dans dans bien d'autres pays. Plusieurs d'entre vous savez quel intérêt nous avons pour la photo. Hors, la plupart des gens s'arrêtent dans la rue et sur plusieurs sites lorsque nous sommes à prendre des photos. Belle leçon de cohabitation. Faire la queue est ici une règle avec très peu d'exceptions.
On en revient maintenant au déroulement de noytre voyage. Plus que 3 jours.
Le dimanche 28 mai, avons passé la journée à Tokyo et avons beaucoup marché (autour de 8 - 9 km).
Tout d'abord la Tour de Tokyo. Nous avions décidé de ne pas monter à l'observatoire car nous avions fait le SkyTree, le plus haut observatoire de la ville. De toutes façons cet observatoire est en restauration (les Jeux olympiques de 2020 s'en viennent à grands pas et comme un certain nombre d'autres sites, on les remet à niveau). Cette tour est fort élégante. Elle est plus haute que la Tour Eiffel (de 13 m.) mais beaucoup plus délicate (4 000 tonnes contre plus de 10 000 pour sa consoeur de Paris). Inaugurée en 1958, elle constitue un symbole de la renaissance du Japon d'après-guerre comme une force économique majeure. Elle a été conçue par un architecte spécialiste de la construction parasismique.
La Tour de Tokyo:
Par la suite, sommes allés à Roppongi Hills, un des meilleurs exemples d'une ville dans la ville. Ouvert en 2003, ce complexe immobilier comporte des places d'affaire, des commerces, des appartements, des magasins, des restaurants, un hôtel, un musée et une plateforme d'observation. L'immeuble principal est le Mori Tower, un des plus hauts immeubles de la ville. Très beau complexe mais il semble un peu coincé entre une zone très fortement densifiée et une autoroute urbaine qui lui enlève un certain charme. C'est tout de même intéressant à voir comme concept de développement dans une ville où les espaces vacants sont pratiquement inexistants.
Roppongi Hills:
Il était difficile de prendre des photos ici car nous n'avions aucune marge de recul. Sur la 2e photo, on peut voir l'autoroute urbaine qui défigure le secteur. Un peu dommage car le complexe est très bien. Dans cet immeuble, il y a un Hyatt et le musée Mori.
Tout près de là, avons jeté un coup d'oeil au plus grand cimetière de Tokyo. Il y a 100 000 tombes ici. Beaucoup de personnes illustres y sont enterrées. Particularité: c'est le seul cimetière de la ville où des « Gaijin » (c'est par ce terme que les Japonais désignent les étrangers) peuvent être inhumés.
Nous nous sommes attardés au temple shintoïste Meiji-jingù, en plein coeur du parc Yoyogi, un sanctuaire qui date de 1920 et où sont vénérés l'empereur Meiji Mutsuhito et l'impératrice Shoken. Bien que très récent, ce lieu est des plus sacrés. Le sanctuaire fut détruit par les bombardements de 1945 et reconstruit. Il s'agit d'un lieu de pélerinage fort populaire.
Le sanctuaire Meiji-jingù (lui aussi en restauration):
Le reste de la journée fut consacré au quartier Harajuku, le temple de la mode pour la jeunesse tokyoïte. Ce quartier est habituellement fréquenté par une jeunesse aux accoutrements vestimentaires les plus improbables, en particulier les samedis et dimanches. Toutefois, lors de notre passage, tout semblait bien standard: pas de jeunes gens adeptes de la mode Lolita, personne habillé en chanteurs rock et surtout pas de cosplayers, ces jeunes déguisés en personnages de bandes dessinées (les mangas ici au Japon, forme littéraire fort répandue) ou de jeux vidéos. Toutefois. il y avait une foule monstre.
Quartier Harajuku (intensité de la foule):
Enfin, nous sommes arrivés au célèbre quartier Shibuya, au sud-est de Tokyo en particulier pour voir son carrefour du même nom, le plus achalandé du monde. Ici, c'est un véritable ballet, une chorégraphie qu'on pourrait difficilement imaginer ailleurs qu'au Japon. Tout se fait en douceur et dans une discipline impressionnante. Il y a 3 départs principaux et 2 départs secondaires. Pas un chat dans la rue, puis les feux de piétons tournent au vert et c'est parti. Après quelques secondes le tout s'arrête et plus un chat dans la rue et ainsi de suite pendant plus d'une heure et demie que nous y étions.
En voici quelques images, vues d'angles divers; dans les cas des 3 dernières photos, elles ont été prises à travers la vitre biens assis au Starbucks Cafe avec un petit latte et quelques pâtisseries au deuxième étage de l'un des immeubles de la place:
Très impressionnant mais l'idéal est d'aller voir diverses vidéos sur internet sous le terme Shibuya Crossing ou encore Carrefour Shibuya. Ici à Shibuya, deux compagnies ferroviaires se livrent une concurrence féroce. Il s'agit des cies Tokyu et Seibu qui disposent de grands magasins des plus accueillants. C'est un véritable laboratoire des modes et des tendances, le royaume des jeunes au pouvoir d'achat incroyable.
Ce sont les Jeux Olympiques de 1964 qui lancèrent le quartier. La gare de Shibuya et les environs seront l'objet d'un re-développement majeur au cours des prochaines années. À voir absolument.
La journée de lundi 29 mai fut l'une des plus agréables du voyage. Nous nous sommes rendus dans la région de Hakone, une zone de villégiature située à une centaine de km au sud-ouest de Tokyo. Cette région est celle qui reçoit le plus de touristes annuellement au Japon. On parle ici de près de 20 millions de personnes.
Avons acheté 2 One - Two day (s) Hakone Pass au coût de 65 $ CAD. chacune. Cette passe permet de partir de la gare de Shinjuku, tout près de notre hôtel et de revenir au même endroit en fin de journée ou le lendemain en utilisant tous les moyens de transport exploités par la compagnie Odakyu (train, funiculaire, téléphérique, bateau et bus). La passe permet également d'obtenir des rabais un peu partout dans cette région. Avons donc pris le train le matin très tôt afin de disposer d'un maximum de temps sur place. Le but ultime: voir le mont Fuji dans toute sa splendeur (il faut avoir un peu de chance car il y a encore beaucoup d'évaporation à cette période de l'année) et faire l'expérience d'un onsen, ces bains thermaux extrêmement populaires au Japon.
Après un peu plus de 90 minutes de train, avons pris un petit train de montagne pendant une quinzaine de minutes pour un premier arrêt au musée en plein air de Hakone (pas donné à un peu plus de 20 $ CAD. par pers.). C'est unique dans le monde un tel musée (consacrée avant tout à la sculpture) en pleine nature et le cadre est fort joli. On peut y admirer 120 oeuvres de divers artistes dont Rodin, Henry Moore, Niki de St-Phalie. En fait, ce musée est un parc magnifiquement aménagé.
Voici quelques photos du musée en plein air de Harone:
La dernière photo concerne le beau musée Picasso consacré à sa peinture qui fait partie du musée en plein air de Hakone
La deuxième étape de notre déplacement à Hakone était spectaculaire. Il s'agit des fumerolles d'Owakudani. On a repris le petit train de montagne (le Hakone Tozan Train) pour quelques minutes afin de rejoindre le téléphérique (le Hakone Ropeway). Ce téléphérique mesure 4 km de long; c'est le plus long du Japon et le 2e plus long au monde. Malheureusement, pour des raisons d'entretien, nous n'avons pu faire que le premier kilomètre et demi mais on dit que cette portion est la plus spectaculaire. Nous avons donc dû descendre à la première station (celle qui conduit justement aux fumerolles). Le panorama est magnifique et le site exceptionnel. L'aménagement est très bien.
Avant de prendre le téléphérique on nous remet une forme de masque (petit linge mouillé pour couvrir le nez et la bouche au besoin dans un sachet scellé) car ici il s'agit d'émanations de soufre. Toutefois, les vents étant favorables, nous n'en n'avons pas eu besoin.
Il ne faut oublier que nous sommes ici en zone volcanique et sismique très active. D'ailleurs, le 3 mai 2015, le site a été fermé et l'activité du téléphérique suspendue suite à une légère éruption volcanique et l'enregistrement de 2 secousses sismiques qui faisaient craindre des conséquences plus importantes.
Autre aspect impressionnant de notre randonnée en téléphérique: arrivés à une certaine hauteur, nous avons tous aperçu le majestueux mont Fuji, point culminant du Japon (3776 mètres d'altitude) et volcan en dormance depuis sa dernière éruption en 1707. Les 18 personnes dans la télécabine ont poussé un cri d'exclamation. Quelle montagne photogénique, un emblème pour les Japonais qui ont presque une attitude de vénération face à cette montagne.
Photos du funiculaire, de la télécabine, des fumerolles d'Owakudani et du mont Fuji
Le mont Fuji a certains caprices et ne se montre pas facilement. En fait, il est derrière nous mais l'évaporation le masque régulièrement. Il aurait fallu rester un long moment sur place pour arriver à le percevoir de façon plus claire. Néanmoins, nous avons quand même été chanceux car plusieurs visiteurs n'arrivent jamais à le voir.
Après les fumerolles d'Owakadani, nous avons dû prendre le réseau de bus qui avait été mis en place pour remplacer le téléphérique en entretien. Nous y avons perdu beaucoup de temps car il y avait un monde fou et les bus, malgré leur grand nombre, ne suffisaient pas. En fait, ce bus nous amenait au port de Togendai afin de prendre l'avant-dernier moyen de transport utilisé dans la région, le bateau qui traverse le lac Ashi, un lac de montagne fort joli qui permet parfois d'apercevoir une dernière fois le mont Fuji. Ce ne fut pas le cas. La traversée du lac a pris environ 25 minutes. Avons fait un peu de magasinage à Moto-Hakone avant de prendre un bus pour s'enfoncer en milieu boisé.
Le lac, le bâteau et le village de Moto-Hakone:
Dernière étape de la journée: notre expérience d'un onsen, ces sources d'eaux chaudes naturelles très spécifiques aux régions volcaniques. Les Japonais raffolent de ces onsen et y sont initiés dès leur jeune âge. Nous avons donc profité de ces bains chauds et de l'atmosphère très zen et très relaxante qui y règne. Avons beaucoup apprécié cet art de vivre. Parmi 16 onsen répertoriés sur divers sites, le Tenzan figure toujours dans les 2 premiers les mieux cotés. Le lieu est particulièrement beau.
Les hommes et les femmes étant séparés, nous avons apprécié, chacun de notre côté, les bienfaits de cet endroit de relaxation. Avons essayé divers bains dont certains particulièrement chauds (Jean-Guy a fait l'expérimentation d'un bain dans lequel il n'a pu rester plus de deux minutes! D'ailleurs, un certain nombre de Japonais se demandaient ce qu'il faisait dans ce bassin dans l'eau jusqu'au cou). Une dame japonaise d'un certain âge a servi de guide à Francine.
On achète son droit d'entrée dans une machine distributrice à la porte où tout est inscrit en japonais seulement (avec plusieurs choix) sauf 2 mots Hakone Pass. Comme nous savions que nous avions droit à un rabais avec notre Hakone Pass, nous en avons conclu que c'était la bonne touche, ce qui fut le cas.
Malheureusement, nous avons dû écourter ce merveilleux plaisir car, comme nous l'avait précisé une préposée à l'accueil (avec ces 10 mots d'anglais), le dernier bus pour Hakone Yumoto était à 18h55 (nous étions en milieu relativement isolé et le taxi était une option difficile) où nous devions prendre notre premier train pour Odawara et ensuite celui pour Tokyo à partir de cette dernière ville.
Quelle journée agréable dont nous nous souviendrons longtemps. Seul petit regret: nous aurions aimé que le mont Fuji se fasse un peu plus présent. Nous l'avons tout de même assez bien vu à certains moments précis et courts.
Le onsen Tenzan:
Mardi le 30 mai, dernière journée de visite. Au programme 4 sites: le Shinjuku Goen (jardin en japonais), le quartier des environs de la gare de Shinjuku (la plus achalandée de Tokyo), l'observatoire de la municipalité régionale de Tokyo et l'île d'Odaïba.
Le jardin de Shinjuku est magnifique. Il mérite les 3 étoiles que la plupart des guides sur le Japon lui octroie. En fait il s'agit de 3 jardins en un: un jardin anglais, un jardin français et un jardin japonais ainsi qu'une serre hors du commun. Les photos suivantes valent mille mots de description.
La serre (absolument magnifique):
Les jardins:
Le Jardin anglais (avec ses grands espaces):
Le Jardin français (avec ses symétries:
Le Jardin japonais (avec son esthétisme indiscutable):
Toute dernière étape de notre voyage: l'île d'Odaiba. Cette île artificielle est située dans la baie de Tokyo, au sud-ouest du coeur de la capitale. Constituée majoritairement de bureaux et de centres commerciaux, elle est construite sur un polder imaginé dès 1853 par le shogunat Tokugawa. Le réaménagement moderne a commencé après le succès de l'Exposition internationale sur le thème de la Haute Technologie qui s'est tenue en 1985 à Tsukuba, au nord de Tokyo. L'économie japonaise avait alors le vent en poupe et Odaiba devait être une vitrine de la vie futuriste. Malheureusement, la bulle économique a éclaté en 1991 et en 1995, Odaiba était un terrain vague virtuel, sous-peuplé et plein de lots vacants.
En 1996, la zone a connu un changement d'orientation: auparavant tournée vers les affaires, elle a accueilli des commerces et des divertissements et elle a été ainsi revitalisée. Des hôtels et des centres commerciaux ont ouvert et plusieurs grandes entreprises ont déménagé leur siège dans l'île.
Considérée comme une station balnéaire urbaine, elle est le lieu privilégié pour se divertir les fins de semaine en famille ou entre amis. L'un des aspects intéressants en allant à Odaiba, est de monter à bord du Yurikamome, genre de monorail sans conducteur qui traverse le célèbre Rainbow Bridge en faisant une boucle offrant une magnifique vue sur la baie de Tokyo et sur l'île comme telle. Avons fait des arrêts à deux stations sur les 16 disponibles. Avons vu entre autres, le Venus Fort, un centre commercial à l'italienne et le Toyota Megaweb et sa piste d'essais.
Monorail vers Odaiba (sans conducteur, ce que nous pouvons confirmer puisque nous occupions la place habituellement réservée à celui-ci; nous avions une vue imprenable) :
Centre commercial de style vénitien (du déjà vu mais assez réussi)
La piste d'essais de Toyota où l'on peut faire l'essai des modèles de l'année et le centre de design de Toyota (autos futuristes Hybrid et EV)
J'ai fait l'essai d'une formule un en simulateur (impressionnant et un peu déroutant)
Le site avec ses grands espaces
Immeuble un peu flyé
L'entrée de l'hôtel Grand Nikko
Certains secteurs du site ont un air un peu vieillot car certains bâtiments ont près de 30 ans mais il faut considérer que ce site a été pensé dans la seconde moitié des années 1980, ce qui démontre comment les entreprises japonaises avaient déjà une vision du futur assez impressionnante. De plus, les photos ne peuvent rendre l'immensité du site, de sorte que les entreprises disposent d'une possibilité d'expansion importante en plein centre-ville. Il en est de même des possibilités importantes de développement pour le divertissement . D'ailleurs certains hôtels de luxe s'y sont installés comme le Hilton, le Sunroute, le Grand Nikko et le Tokyo Bay Ariake Washington, offrant aux gens d'affaires et aux touristes, la possibilité d'y demeurer.
En terminant, quelques commentaires sur la ville de Tokyo.
Le Grand Tokyo représente plus de 25% de la population du Japon sur 2% du territoire national. Tokyo intra-muros compte 13,6 millions d'habitants (2016) sur une superficie de 2188 kilomètres carrés pour une densité de 6216 habitants par kilomètre carré. À des fins de comparaison, la ville de Québec présente un territoire de 454 kilomètres carrés pour 532 000 habitants (2016) pour une densité de 1172 habitants par kilomètre carré.
Hors de tout doute, il y a du monde partout.Tokyo intra-muros est divisée en 23 arrondissements, appelés des ku, comme par exemple Shinjuku, Shibuya, Minato, ... Une ville de cette importante être aussi propre, c'est du jamais vu. Un système de transport en commun d'une très grande efficacité. Même si cela n'est pas toujours évident, Tokyo est considérée comme une ville relativement verte. On y compte une quinzaine de parcs de grandes superficies. D'ailleurs plusieurs projets sont en cours pour augmenter les espaces verts.
Malgré une présence humaine constante et lourde, les gens sont très respectueux des autres, très disciplinés et souriants; ne serait-ce que pour cela, les Tokyoïtes ont toute notre admiration.
Ici se termine le récit de notre voyage au Japon dont nous garderons d'excellents souvenirs. Nous y retournerons possiblement un jour.
En espérant que vous ayez apprécié. Merci (Arigato) pour vos commentaires.
Francine et Jean-Guy
Très impressionnant votre blog. Ça donne vraiment le goût d'y aller un jour. Surtout, ne le supprimez pas tout se suite, je n'ai pas terminé de le consulter.
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