vendredi 26 mai 2017

Kyoto 2e partie, Himeji et Uji

Dimanche dernier le 21 mai, avons repris le shinkansen pour se rendre à Himeji, une ville de taille moyenne située à 130 km à l'ouest de Kyoto où se trouve le château d'Himeji (50 min en shinkansen malgré 5 arrêts en route). Le château d'Himeji est l'un des emblèmes du Japon. On le retrouve souvent photographié dans les revues portant sur le tourisme ou encore dans la publicité vantant les sites les plus prisés de l'archipel nippon.
Souvent les photos nous donnent une idée un peu amplifiée de l'aspect d'un site, en choisissant le bon angle ou en faisant abstraction du cadre. Pas ici.  Ce que nous avons vu va au-delà de ce à quoi on pouvait s'attendre. Il s'agit d'une pure merveille.  C'est un joyau de l'architecture médiévale japonaise; 25 000 travailleurs ont participé à sa réalisation. Il date de 1580. En 1609, le donjon, la partie haute du château est terminée.
Il est vrai que le château est à son meilleur car il sort de  travaux importants de restauration qui ont duré quelques années. Le château n'est réouvert à une visite complète que depuis le printemps 2015. Il est donc d'un blanc éclatant.
Fait particulier concernant ce château: comme il est très blanc et qu'il était donc très visible en altitude pour l'aviation américaine qui a bombardé une bonne partie du Japon à partir de 1942, on  l'a peint en noir afin de le dissimuler.  Il faut croire que cela a fonctionné puisqu'il est resté à peu près intact.

Le château en question dans toute sa splendeur











De retour à Kyoto à 13h00, nous avons repris un train local et queques minutes plus tard nous étions au temple  Fushimi-inari Taisha, un sanctuaire shintoïste assez particulier érigé en 711 et dédié à la déesse du riz et plus largement de la richesse (et aux divinités de l'agriculture en général). La particularité de ce temple est qu'il comporte 30 000 torii, ces portails très caractéristiques des sanctuaire shintoïstes. Ce sont des particuliers et surtout des gens d'affaires qui achètent et font installer de tells torii. Un petit c'est 4 500 $, il y en a à 12 000 $ et à 20 000 $. C'est spectaculaire. Il y a 4 km entre l'entrée du site et celle du sanctuaire à flanc de montagne. Nous en avons fait entre 1,5 et 2,0 km. Il y avait passablement moins de monde qu'au départ.


Le temple d'Inari (son nom plus commun)









Selon l'itinéraire que nous avions préparé, notre journée devait s'arrêter ici mais il n'était que 15h30 et comme nous étions à une station de train d'un autre temple que nous devions faire 2 jours plus tard, nous avons décidé de faire le temple Tofuku-ji (il y en a 1600 à Kyoto). Ce temple a été construit en 1236 par un moine de la secte Rinzai (le Bouddhisme a beaucoup de sous-groupes) sur les instructions d'un régent de l'empereur. Ce temple est classé Trésor national. Ce temple dispose d'un jardin sec (sans plante) composé de pierre et de cailloux, parfois de mousse. L'ensemble est très joli et l'atmosphère y est feutrée. Endroit paisible.


Le temple Tofuku-ji










Cette journée a été sans contredit un moment fort de notre voyage au Japon.

Le lundi 22 mai, nous avions 3 temples à voir. Le plus intéressant est le Kinkaku-ji, l'une des vedettes de Kyoto, appelée le temple d'or. Construit au 13e siècle par un moine boudhiste à la demande de l'empereur, le pavillon principal est une pure merveille et le site est fort intéressant aussi. Toutefois, il y avait tellement de monde que la visite en était désagréable. Les gens se bousculaient. Il va s'en dire qu'à tous les «spots»  photogéniques, c'était la cohue. À peu près impossible de prendre des photos. La présence des groupes scolaires ajoute à la foule et crée une pression énorme sur les sites dont celui-ci. Nous ignorions que le mois de mai était le mois des sorties scolaires. Ce que nous savions c'est qu'il fallait éviter « la golden week » qui chevauchent la fin avril et le début de mai.  Malgré tout, le site est magnifique même si les conditions de visite étaient difficiles.






Le temple Ryoan-ji est moins visité que les autres mais la foule beaucoup moins importante a permis d'admirer tout son charme, sa quiétude et l'aspect très zen du site. Ce temple dispose à la fois d'un jardin paysagiste et d'un  jardin sec. Nous avons beaucoup apprécié cette visite.

Le temple Ryoan-ji






Dans l'après-midi du 22 mai, nous nous sommes déplacés en banlieue nord-ouest de Kyoto, un secteur appelé Arashiyama, un secteur très dynamique et fort apprécié des touristes. Nous nous sommes rendus là en utilisant 2 petits trains - tramways de banlieue fort colorés et très typiques. Petite balade amusante au travers d'un quartier dense où les habitations « cohabitent » littéralement avec les voies ferrées.

Nous y sommes allés surtout pour voir la forêt de bambous, un chemin de 500 m. bordé de bambous géants. Nous voulions comparer avec la forêt de bambous le long du sentier Pipiwai à Maui (Hawai'i). Le site est très bien mais moins spectaculaire et plus aménagé (celui d'Hawai'i est plus sauvage et plus spectaculaire - également plus difficilement accessible). De plus, il y avait encore foule. Impossible de l'éviter ici. Si ça vous semble tranquille, c'est que nous avons la patience d'attendre parfois plusieurs minutes pour pouvoir prendre des photos qui ne donnent pas l'impression d'être à la sortie d'une station de métro à l'heure de pointe.






Avons terminé notre séjour dans la région de Kyoto par la visite d'Uji, en banlieue sud-est de Kyoto. Encore une fois le train local est fort utile. On accède à cette petite ville en une dizaine de minutes. Très typique et beaucoup d'atmosphère. Uji est une ville réputée pour son thé vert.  C'est à partir du thé vert qu'on produit une poudre très fine, appelée Matcha, qui sert à la cérémonie du thé japonaise et comme colorant et arôme naturel pour faire des aliments tels le mochi, la crème glacée, les soba, ... Les devantures de boutiques, de restos et de beaucoup de commerces affichent le vert comme couleur dominante. C'est très particulier. Le moins que l'on puisse dire est que ce thé n'est pas donné. Il est question ici de $ 8,00 - $ 9,00 les 100 gr. Nous allions à Uji pour voir le temple bouddhiste Byodo-in, qui représente quelque chose de particulier pour nous. En effet, comme plusieurs le savent, nous sommes des amoureux d'Hawai'i. Il s'agit d'une histoire de famille (9 voyages là-bas pour l'ensemble de la gang). 
À Hawai'i, il y a donc une reproduction de ce temple (celui du phénix), qui est tout à fait magnifique sur l'île d'Oahu mais encore plus impressionnant ici à Uji. Pourquoi ce temple à Hawai'i: pour souligner, en 1968, l'arrivée des premiers immigrants japonais sur ces îles du Pacifique. Très heureux de cette visite.

Uji et le temple Byodo-in








Épicerie très typique à Uji (dominante poisson comme c'est souvent le cas au Japon)
Grande propreté, comme partout d'ailleurs. 





Au moment où vous lisez ces lignes, nous sommes rendus àTokyo, dernière étape de notre voyage. Nous y sommes pour  une semaine.
En terminant, pour donner une idée à ceux qui souhaiteraient venir au Japon, la formule Japan Rail Pass est pratique, économique et fort rentable. Pour un 14 jours (il existe 3 passes disponibles: 7, 14 et 21 jours), la passe coûte 547 $ CAD. Actuellement nous approchons les 800 $ d'usage du train, si nous avions eu à acheter des billets à chaque fois que nous y avons eu recours et ce n'est pas terminé. 
La prochaine publication (message) portera sur la 1ère partie de Tokyo, incluant notre escapade à Nikko, situé à  150 km au nord de Tokyo. 

1 commentaire:

  1. WoW, magnifiques photos! Vous avez l'air en pleine forme malgré ce voyage bien rempli!! Coup de cœur pour la forêt de bambous et le temple Byodo-in ;) Bisous xx

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